LA RESPIRATION
Les organismes multicellulaires aérobies ont développé
différentes stratégies pour amener l’oxygène au cœur de leurs
cellules. Les mammifères se sont dotés du mécanisme de la respiration
pulmonaire, relayé par la circulation sanguine, pour assurer cette
fonction. Mais, chez l’homme, la respiration semble présenter des
implications qui ne se limitent pas à une simple activité physiologique.
En effet, la saisie du terme « respiration » sur un moteur de
recherche fournit une diversité de sites Internet impressionnante
et révélatrice : articles médicaux, scientifiques, encyclopédiques,
conseils aux musiciens et chanteurs pour développer le souffle, sites de
yoga, méthodes de relaxation et sophrologie, discours ésotériques ou
mystiques, pages commerciales, élucubrations diverses et quelques rares
sites d’arts martiaux. Indiscutablement, le sujet n’est pas univoque
et la diversité des approches nous livre inévitablement son lot d’idées
fantaisistes ou mercantiles, mais on ne peut éviter de s’interroger sur
une éventuelle liaison privilégiée entre la respiration et le mental
car les sites évoquant cette relation sont légion.
Les vrais budoka ont tous conscience de l’importance
de cette fonction ; cependant son influence sur la maîtrise de
l’art martial est souvent mal appréhendée et les méthodes permettant
d’en améliorer l’efficacité méconnues ou négligées. Quant à ses
liens avec la sphère psychique, nous en percevons intuitivement
l’existence, mais cela reste flou. Nous allons donc essayer de clarifier
la situation. D’abord en nous limitant à l’aspect physiologique, puis
en élargissant notre recherche en direction de la psyché.
PHYSIOLOGIE…
L’organisme, pour fonctionner, a besoin d’énergie.
Celle-ci est fournie par la molécule d’ATP (adénosine tri-phosphate)
synthétisée dans les mitochondries (centrales énergétiques des
cellules). C’est la seule source énergétique du muscle mais elle est
présente dans la cellule en très petite quantité et s’épuise en
moins d’une seconde. Des mécanismes de production d’ATP doivent donc
intervenir très rapidement pour reconstituer le stock d’ATP. Une première
filière énergétique à base de créatine phosphate ne consomme pas
d’oxygène et ne produit pas de déchet lactique gênant (anaérobie
alactique) ; elle est très sollicitée en karaté car elle permet un
effort explosif d’intensité maximale mais qui ne dépasse guère 5
secondes. L’ATP peut encore être élaborée en l’absence d’oxygène
à partir du glucose avec l’inconvénient de la production d’acide
lactique qui, en 1 minute 30 environ, empêche toute contraction
musculaire et entraîne des courbatures (anaérobie lactique). L’énergie
nécessaire à des exercices plus longs provient d’une réaction
associant l’oxygène et le glycogène stocké dans le foie et les
muscles (aérobie). C’est pourquoi une bonne oxygénation vous évitera
de trop solliciter la filière anaérobie lactique qui laisse après
l’effort de désagréables séquelles. D’autres voies énergétiques
sont possibles pour la synthèse de l’ATP : le muscle peut
consommer ses réserves de graisse, cela n’intervient que dans les
efforts de longue durée (1 heure), voire exceptionnellement ses propres
protéines.
Ces connaissances acquises, vous comprendrez aisément qu’après un kime
il soit indispensable de relâcher la tension musculaire et de reprendre
immédiatement une respiration profonde si vous souhaitez pouvoir en enchaîner
d’autres rapidement ; sinon la filière anaérobie alactique sera
vite tarie et vous entrerez en phase lactique, avec tous ses inconvénients.
Certes, un entraînement régulier améliore
notablement les performances en terme d’apport en oxygène, et certains
se contentent de ce constat, mais la compréhension des mécanismes mis en
jeu permet d’aller plus loin et, surtout, d’en tirer des applications
qui dépassent le simple fait d’amener l’oxygène où et quand nous en
avons besoin, sans délai et en quantité suffisante.
Le mécanisme respiratoire est sous la dépendance du
système nerveux neurovégétatif, mais, contrairement aux autres
fonctions dépendant de ce système, la volonté peut aisément le
moduler. Il est donc logique de s’interroger sur les meilleures actions
possibles pour que l’organisme fonctionne à son optimum.
La fonction respiratoire est assurée par plusieurs
organes. L’air inspiré (21% d’oxygène, 78% d’azote, 1% de gaz
rares auxquels s'ajoute une proportion variable de vapeur d’eau) est
filtré, humidifié et réchauffé par le nez ; puis, passant par le
pharynx, il descend dans la trachée artère, les bronches et les poumons
pour aboutir dans les alvéoles pulmonaires où il entre en contact avec
le sang. À ce niveau, le sang se débarrasse de son gaz carbonique et se
charge de l’oxygène, apporté par la respiration, qu’il va
transporter jusqu’aux cellules. Là, c’est l’opération inverse :
le sang libère l’oxygène et récupère le gaz carbonique, déchet
gazeux de la combustion des réserves énergétiques qui se déroule dans
les mitochondries.
Il convient, à ce sujet, de se demander s’il est
possible d’augmenter le volume maximum d’oxygène transporté vers les
cellules. La mesure de ce volume est connue des spécialistes sous le joli
nom de « VO2 max ». Il est possible de développer
ce VO2 max à l’aide d’exercices de fond jusqu’à l’âge
de 20 ans. Au-delà il se stabilise puis baisse lentement avec l’âge.
Ce sont les skieurs de fond qui présentent généralement les meilleures
mesures de VO2 max. Toutefois, si, passé 20 ans, le VO2 max ne
peut plus augmenter, il reste possible d’améliorer le pourcentage de VO2
max utilisable durant un laps de temps donné. Ainsi, un athlète bien
entraîné peut solliciter 90% de son VO2 max pendant 30
minutes alors que le sujet non entraîné ne pourra mobiliser le même
pourcentage que pendant 5 minutes. On retiendra donc que l’âge n’est
pas un facteur limitant et qu’il est toujours possible de développer,
à l’aide d’un entraînement judicieux, ses capacités physiques liées
à une utilisation optimisée de l’oxygène de l’air.
L’air est inspiré grâce au diaphragme, muscle plat
situé sous les poumons, et aux muscles élévateurs des côtes ;
leur contraction permet d’augmenter le volume thoracique, donc de faire
pénétrer l’air dans les poumons. Les muscles abdominaux sont impliqués
dans l’expiration forcée, l’expiration de repos étant un phénomène
passif. On remarque donc un antagonisme entre les deux groupes musculaires
intervenant dans le processus ventilatoire lors d’une activité physique
d’une certaine intensité ; en effet, la contraction du diaphragme
provoque une dilatation de l’abdomen alors que la contraction des
abdominaux tend à s’y opposer. Il s’ensuit l’impossibilité de
fournir un gros effort sur l’inspiration puisque cela nécessiterait la
contraction simultanée et antagoniste des abdominaux et du diaphragme.
Schématiquement, un effort léger peut se faire sur l’inspiration, un
effort d’intensité moyenne se fait sur l’expiration et l’intensité
maximum réclame la manœuvre de Valsalva qui consiste, après une
inspiration profonde, à tenter, glotte fermée, une expiration forcée.
C’est, inconsciemment, ce que l’on fait lors d’un kiai dont la
sonorité est souvent proche de « IZA » ; le « I »
correspond sensiblement à la manœuvre décrite plus haut, le « A »
au relâchement de la glotte et à l’expiration qui en découle. Cette
manière de procéder permet au coup porté (atemi) d’avoir un point
d’appui thoracique et abdominal très solide et, lié à la contraction
des dorsaux grâce au hikite, d’être propulsé par un bloc corporel
d’une grande rigidité. Quant à l’expiration sonore de la fin du kiai, elle évite la poursuite de l’effort en apnée.
De cette connaissance, on peut tirer la stratégie
suivante : il faut attaquer l’adversaire au début de son
inspiration. C’est en effet le moment où il est le plus faible :
les abdominaux sont relâchés, la manœuvre de Valsalva n’est pas réalisable
dans des conditions correctes et il dispose de peu d’air à expirer ce
qui ne lui permet qu’un effort modeste. La maîtrise de la perception du
cycle ventilatoire de l’adversaire et du choix de l’instant idéal
pour agir doit, de façon significative, améliorer le nombre d’attaques
décisives que vous réussissez.
Il va sans dire que vous ferez tout pour cacher votre
propre respiration ; la tendance actuelle qui consiste à accompagner
les kata, kihon ou kumite d’une respiration sonore est une faute majeure
née de la compétition et de ses dérives. Mais attention, cacher sa
respiration ne signifie pas cesser de respirer, bien au contraire.
D’abord, évitez d’ouvrir et fermer la bouche à chaque cycle
respiratoire ; si vous avez besoin de la bouche, laissez-la ouverte.
Ensuite, il existe grosso-modo deux types de respiration : costale et
abdominale (ou ventrale). Utilisez la respiration abdominale car elle
permet d’importants débits et est beaucoup plus discrète du fait
qu’elle ne mobilise pas la poitrine et les épaules. Ajoutons que la
respiration costale en sollicitant les muscles du haut du corps favorise
des crispations parasites et la concentration de la force dans les épaules.
Il en découle une technique déficiente et des déséquilibres fâcheux.
Dans la vie courante, la respiration abdominale, en effectuant un massage
permanent des viscères, contribue à établir un transit intestinal régulier.
La respiration de repos ne renouvelle qu’un faible
pourcentage de l’air contenu dans les poumons. De plus, une partie de
l’air inspiré reste dans les voies aériennes supérieures : nez,
bouche, trachée et bronches. Si les inspirations se raccourcissent, seul
l’air contenu dans cette partie de l’appareil respiratoire est
renouvelé ; cette privation d’apport d’oxygène aux alvéoles
pulmonaires va rapidement provoquer l’asphyxie. C’est justement ce qui
se passe chez les sportifs débutants qui, lors d’un effort quelque peu
soutenu, accélèrent le rythme respiratoire sans modifier le débit, la
respiration costale, très limitée en volume, amplifiant la vitesse de la
dégradation. La plupart d’entre eux corrigent spontanément cette
erreur en quelques séances. D’autres mettent plus longtemps ; ce
sont, en général, ceux qui ont une tendance marquée à la respiration
costale. Ils doivent apprendre la respiration ventrale, ce qui demande du
temps.
Le cycle respiratoire de repos laisse dans le bas des
poumons 2,5 à 3 litres d’air non renouvelés. Cet air vicié qui
paralyse l’activité d’une grande partie des alvéoles pulmonaires
doit être considéré comme un véritable poison que l’on se doit d’éliminer.
Le sport y pourvoit en partie, une expiration forcée ne laissant plus
qu’un litre, voire un peu plus, mais il est souhaitable de s’attaquer
à ce dernier litre d’air. Nous possédons des outils pour cela :
c’est par exemple le kata Sanshin, mais pour être bénéfique, ce genre
d’exercice doit être répété fréquemment. Bien entendu, il serait
absurde d’améliorer la ventilation pulmonaire et la capacité de
transport en oxygène du sang si, parallèlement, on s’applique à tout
saboter en fumant ou en restant confiné dans un lieu insalubre.
Que peut donc faire le budoka pour reculer ses limites ?
Rien ne remplace le travail de fond, essentiellement le jogging, mais
aussi le vélo, ou le ski de fond, régulier et sur des durées supérieures
à l’heure. C’est sur cette base que pourra se greffer efficacement
l’entraînement de type fractionné tel qu’on le pratique au dojo. Les
épisodes intenses qui sollicitent fortement le cœur et les poumons
seront particulièrement surveillés : la respiration est-elle
abdominale ? C’est facile à vérifier : seul l’abdomen
bouge, épaules et haut du thorax restent immobiles. Est-elle profonde ?
Dans ce cas, après l’effort, l’essoufflement disparaît rapidement.
Est-elle judicieusement synchronisée avec les mouvements ? Là, les
kime sont réellement puissants durant toute la séance. Au dojo, le
kata
est sans doute l’exercice le mieux approprié pour mettre cela en
application ; mais l’entraînement peut se prolonger bien au-delà.
Rien n’interdit, en effet, de s’efforcer à contrôler sa respiration
au bureau, à l’école ou à la maison, en voiture ou dans le métro,
car une bonne oxygénation est une assurance de santé physique et, comme
chacun sait, de santé psychique puisque les deux sont étroitement liés.
…ET PHYSIOLOGIE
(ce n'est pas une coquille !)
La liaison entre le psychique et le physique, admise
par la plus grande partie des gens, est soulignée autant par les médecins
que les tenants des thérapies naturelles ou ésotériques. Nous mêmes
l’avons de nombreuses fois évoquée au dojo. Mais s’il apparaît
logique et assez facilement explicable que la santé physique ait des répercussions
sur le mental, et inversement, comment justifier que la respiration soit
plus particulièrement impliquée dans le psychisme ?
Dans une approche matérialiste, nous pouvons affirmer
que le cerveau, organe comparable aux autres, est le siège des commandes
motrices, des émotions et sentiments, des pensées et de la mémoire grâce
à des médiateurs chimiques qui permettent d’établir des connexions
neuronales. Ces médiateurs sont secrétés par les cellules cérébrales
qui tirent leur énergie de la molécule d’ATP, donc de l’oxygène et
des nutriments. Ce fonctionnement, en présence de conditions
physico-chimiques idéales, doit donc être parfait puisque le psychisme
n’y apparaît pas. Cette théorie n’explique pas pourquoi beaucoup de
sportifs connus menant apparemment une vie saine connaissent le stress. À
moins de se demander si le sport de compétition est sain. Mais d’abord,
qu’est-ce que le stress ? C’est une sollicitation physique ou
psychologique à laquelle l’organisme est incapable de répondre
efficacement. C’est exactement la situation du sportif de haut niveau à
qui on demande en permanence des performances supérieures à celles
qu’il est capable de produire. Revenons à notre cerveau. Il est
constitué de neurones et cellules gliales qui, comme toutes les cellules,
ont besoin d’énergie pour fonctionner. Mais les cellules cérébrales
sont extrêmement énergivores. Ainsi constate-t-on que le cerveau est un
organe gros consommateur d’oxygène : 20% de la consommation
globale de l’organisme, pour un poids représentant 2% du total. Il est
facile de comprendre qu’une mauvaise oxygénation risque de provoquer un
fonctionnement déficient du cerveau. Dans le cadre de l’art martial,
cela se traduit par une mauvaise observation, une analyse partielle, une décision
erronée, etc.
Excepté dans les cas pathologiques comme l’athérosclérose,
dans quelles circonstances est-on exposé à ce déficit cérébral en
oxygène et à la confusion mentale qui en découle ?
Quand l’effort physique mobilise l’essentiel de
l’apport en oxygène : l’athlète qui réalise une performance
exceptionnelle ; le sujet non entraîné qui surestime ses capacités ;
des circonstances extraordinaires qui nécessitent une énergie
inhabituelle ; l’effort en altitude où l’air inspiré contient
un pourcentage insuffisant d’oxygène ; etc.
Solution : l’entraînement qui développe vos
capacités physiques (tai).
Bien sûr, quand l’oxygène n’arrive plus au
cerveau : artères carotides ou trachée comprimées, lors d’un étranglement
par exemple ; lorsque le diaphragme s’immobilise dans un spasme
douloureux après un choc violent sur le plexus solaire ; évidemment,
dans les exercices en apnée ; etc.
Solution : l’entraînement qui développe vos
capacités techniques (ghi).
Mais également lorsque la peur, ou le stress, provoque
une sorte de tétanie générale et une quasi apnée.
Solution : l’entraînement qui développe vos
capacités mentales (shin).
Cette mauvaise oxygénation du cerveau peut donc avoir
une origine physique ou psychique. L’entraînement permettra de
repousser les limites physiques et techniques de sa survenue ;
c’est un objectif de moyen et long terme. D’autre part, la peur
n’intervient que lorsque l’on se sent dépassé ; la maîtrise
technique reculera progressivement le moment où elle se manifeste. Mais
quand le mental est débordé et que le stress s’installe, quelques
exercices respiratoires simples seront efficaces presque instantanément
et quelles que soient les circonstances. De fait, il est courant de
conseiller de respirer profondément pour se débarrasser du trac. Comment
cela peut-il fonctionner ?
Comme nous l’avons déjà vu dans un précédent
article, vous ne pouvez faire consciemment qu’une seule chose à la
fois. Ceux qui se croient, comme le système d’exploitation « Windows »,
multitâches ont recours à l’automatisme, comme dans la conduite
automobile, ou font du zapping intellectuel (sauf si vous êtes un
surhomme, d’après Nietzsche, ça existe !). Or, la peur est
alimentée par les pensées, et la respiration profonde demande de
l’attention, deux activités cérébrales qui exigent la conscience.
Donc, si vous obligez votre cerveau à exécuter une tâche consciente, il
ne peut pas en réaliser une deuxième simultanément. Vous imposer de
respirer profondément est une opération qui ne permet plus aux pensées
néfastes de s’installer. Mais la conscience étant mobilisée pour
cette activité, vous ne pouvez plus mener une observation rigoureuse.
L’analyse des causes de la peur (anxiété, angoisse,
etc.) montre qu’elle se construit sur des pensées particulièrement
frustres ou des empilements bancals d’idées saugrenues. C’est le seul
type de pensée qu’un cerveau mal oxygéné peut encore élaborer ;
en effet, ne disposant pas des ressources énergétiques suffisantes, ses
capacités se limitent à des stéréotypes et autres idées préconçues.
Redonnez lui de l’oxygène et il reviendra à des pensées plus logiques
et mieux structurées. Donc, la peur a été chassée par la respiration
profonde et cette dernière suscite un meilleur fonctionnement cérébral
qui va installer des pensées plus sensées à la place d’une peur sans
fondement. Mais, là encore, soit vous cessez de respirer profondément et
la peur risque de ressurgir, soit vous persistez dans cette forme de
respiration qui accapare la conscience et vous ne pouvez pas observer
correctement ni prendre une décision cohérente.
La solution est évidente : chaque fois qu’elle
est nécessaire, la respiration profonde doit s’installer sous la forme
d’un automatisme. Attendu que l’automatisme ne mobilise pas la
conscience, celle-ci reste disponible pour l’observation et la stratégie.
Voici un mode opératoire qui devrait vous permettre
d’atteindre ce résultat : au dojo, n’attendez pas le premier
essoufflement ; dès le salut qui précède le kihon, le kumite ou le
kata, commencez à utiliser la respiration abdominale profonde. La répétition
systématique de ce comportement l’amènera progressivement au stade du
réflexe.
Ainsi, dans la rue, la surprise d’une agression
verbale ou physique vous placera instinctivement dans cet état
d’hyperventilation, garantie de fonctionnement cérébral optimum, donc
de gestion éclairée du conflit.
Et pourquoi ne pas élargir la portée de ce travail
respiratoire à chaque sollicitation de l’intellect, qu’elle soit ou
non accompagnée d’un recours à l’effort physique, la respiration
abdominale profonde vous permettra de trouver les réponses les plus
pertinentes aux questions qui vous assaillent. L’intelligence, fille de
la respiration ; étonnant, non ! Testez, vous serez encore plus
étonné. Mais soyez patients ; ce sont de longues années de
pratique qui créeront ces automatismes.
Jacques SERISIER

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